Un livre dénonce l’état des centrales nucléaires françaises

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Tarn-et-Garonne Un ouvrage, dénonçant la dégradation du parc nucléaire français, vient de sortir. Son auteur, qui travaille à EDF, souhaite rester anonyme.

"La farce cachée du nucléaire" : c’est le titre de l’ouvrage sorti ce jeudi. 200 pages rédigées par Nozomi Shihiro, un pseudo puisque l'auteur travaille à EDF et a mis trois ans à réunir des documents et des notes internes à l’entreprise.

Il s’alarme d’une dégradation du parc nucléaire français. L'auteur cite les points d’usure des centrales, dont celle de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne construite au début des années 80.

"Le chaos"

"Contrairement à ce qu'affirme EDF, c'est-à-dire qu'on peut prolonger les réacteurs car ils sont dans un état très bon, ce livre montre que les réacteurs sont de véritables pétaudières", explique Marc Saint-Aroman, membre des amis de la terre de Midi-Pyrénées et porte-parole de Sortir du nucléaire.

Selon l'auteur du livre, les trois barrières de sécurité mises en place pour chaque centrale sont défaillantes pour la plupart des réacteurs, donc ceux de Golfech. Ce lanceur d'alerte met en évidence des zones de béton fissurées ou des fuites dans des gaines.

"Il y a des réacteurs qui sortent complètement des normes et qui devraient être arrêtés", poursuit Marc Saint-Aroman pour qui ce livre "montre tous les mensonges portés par EDF".

Contaminations rapides

Autre point relevé : une contamination plus rapide et plus importante des habitants et de l’environnement en cas de catastrophe nucléaire. Pour le porte-parole de Sortir du nucléaire, "on peut avoir une fusion du cœur du réacteur en seulement une heure", à Golfech comme ailleurs.

"Contrairement à ce qu'assure EDF, toutes les mesures d'évacuations des populations ne tiennent pas", complète Marc Saint-Aroman.

Vous pouvez consulter cet ouvrage en suivant ce lien. Contactée par la rédaction, la direction de la centrale nucléaire de Golfech a indiqué ne pas avoir encore pris connaissance du livre et n'a donc pas souhaité s'exprimer pour le moment.

Photo : TOTEM/Johan Gesrel

Mots-clés: Economie, Polémique, Ecologie

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